Maria Montessori appelait la main « l'instrument de l'intelligence ». Un siècle plus tard, l'imagerie cérébrale lui donne raison : une part considérable de notre cortex est dédiée aux mains, et c'est en manipulant que le jeune enfant construit sa pensée.
Quand un enfant verse de l'eau, trie des graines ou suit du doigt une lettre rugueuse, il ne fait pas que s'occuper : il encode des sensations qui deviendront des concepts. Le volume, la quantité, la forme des lettres passent d'abord par le corps avant de devenir des idées abstraites.
Les études sur l'apprentissage de l'écriture le montrent : tracer les lettres à la main active des circuits cérébraux que le clavier ou l'écran ne sollicitent pas, et améliore leur reconnaissance.
Un écran propose des images ; la manipulation propose une expérience totale : le poids, la texture, la résistance, l'erreur qu'on corrige soi-même. Avant 3 ans en particulier, rien ne remplace le réel. C'est pour cela que mes ateliers reposent entièrement sur du matériel concret que les enfants touchent, portent, explorent.
La prochaine fois que votre enfant plonge les mains dans la terre ou transvase du riz pendant vingt minutes, souvenez-vous : il est en plein travail.

Montrez lentement, en silence, en décomposant le geste. Les mots et la démonstration en même temps, c'est trop d'informations pour un jeune cerveau. D'abord je montre, ensuite tu essaies, et je résiste à l'envie de corriger : le matériel s'en chargera.
Formation, ateliers ou accompagnement : Jacqueline construit avec vous la formule adaptée à votre structure, à votre famille et à vos besoins.
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